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30 Aoû

Deux mois après le Bepc : Tout le monde est en vacances, sauf ces pauvres enfants

Alors que les élèves, tous niveaux confondus, savourent leurs vacances et que les ministres du gouvernement sont aussi en vacances, de pauvres gamins brillants issus de la classe 3ème sont toujours noyés dans une mer de hantise sans fin. Et cela, après leur composition au Bepc, en juin dernier. Incroyable ! Les faits remontent au 14 juin.

Une institutrice en poste aux 220 logements d’Adjamé est désignée pour surveiller l’épreuve de la dictée. Nous sommes à la salle 12, au centre LABAT A de Williamswille, à Abidjan, près du siège de la Compagnie républicaine de sécurité (Crs). L’examinatrice, contre toute attente, tente de racketter les enfants, une trentaine environ. Les gamins refusent de céder au chantage. Alors, notre surveillante bâcle la dictée, en représailles.

Le directeur du centre d’examen, Kouadio Simplice, informé, fait un rapport qu’il adjoint aux copies des pauvres mineurs pour qu’à la correction, l’on fasse la part des choses. « L’objectif de mon rapport était qu’on situe les responsabilités », précise-t-il. A Bouaké, où les copies sont corrigées, le rapport est introuvable. Alors que les enfants ont effectué toutes les compositions, ils sont donc sanctionnés. Et pour le seul incident à la dictée, toutes les compositions sont frappées de fraude. Révoltant !

L’institutrice par qui le mal est arrivé, elle, se la coule douce. Elle est également en vacances. Les parents d’élèves, eux, sont dans un état d’indignation indescriptible. Ils ont saisi la ministre de l'Éducation nationale et de l'Alphabétisation, Mariatou Koné. La direction régionale Abidjan 1 a été saisie.

La direction des examens et concours également. L’objectif de ces parents d’élèves, comme celui du directeur du centre d’examen, est de voir les autorités éducatives reprendre les délibérations concernant cette salle 12.

Un jury dit spécial aurait déjà statué et transmis le dossier à une instance dite nationale. C’est toujours l’expectative en définitive dans les rangs des six établissements d’origine des enfants.

Ces établissements font pourtant savoir, à qui veut bien les entendre, que leurs élèves font partie des meilleurs de leurs établissements. Encore faut-il qu’il y ait une oreille pour entendre. L’institut sacré cœur d’Adjamé (Isca) par exemple, ne sait plus à quel saint se vouer.

Cet établissement catholique de référence qui a fait 95% d’admis au Bepc, a deux victimes parmi les élèves. Et ce sont deux de ses « meilleurs élèves », selon le sous-directeur de l’Isca chargé du premier cycle, Romaric Déignan.

Notons que les orientations en ligne pour les classes de seconde sont ouvertes depuis ce lundi 30 août. Dur, dur, pour ces pauvres gamins ! Qui les entendra ?

Source: Fratmat.info

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